2018 se termine dans un marché baissier

La fin de l’année 2018 s’inscrit sous le signe d’une volatilité exacerbée des marchés. L’indice VIX, largement employé comme baromètre de la volatilité des marchés, a nettement progressé au dernier trimestre de l’année, atteignant son pic en décembre. L’ultime mois de l’année a été le théâtre de certains des reculs les plus notables de l’histoire. Néanmoins, j’écris ces lignes alors que les marchés connaissent aujourd’hui même leur meilleur gain intrajournalier en plus de dix ans.

Les marchés sont des mécanismes tournés vers l’avenir, et les attentes (ou craintes) se reflètent parfois rapidement dans le cours des actions. La volatilité observée ce trimestre traduit un ralentissement anticipé de la croissance économique mondiale et des bénéfices des entreprises américaines en 2019 (puisque l’effet dynamisant des réductions de l’impôt des sociétés américaines va s’estomper) et la probabilité accrue d’une récession au cours des deux prochaines années. Cela dit, ce trimestre offre un contraste frappant entre, d’une part, des marchés financiers affaiblis et volatils et, de l’autre, une économie américaine qui demeure vigoureuse. Si une récession se fait plus probable, rien ne semble indiquer qu’elle soit imminente. Les investisseurs étaient prêts à payer plus que la moyenne historique à long terme pour les bénéfices des entreprises. À la suite de cette correction des marchés, les titres se négocient en prévision d’un ralentissement de la croissance économique mondiale et des bénéfices des entreprises américaines, et le prix que les investisseurs sont prêts à payer se rapproche davantage des moyennes antérieures.

Quoique la volatilité des marchés ait nourri des spéculations à court terme et plombé le rendement, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel. L’année 2018 nous aura notamment appris à faire fi de certaines rumeurs; si elles alimentent les grands titres et piquent la curiosité des lecteurs, elles ne changent pas notre stratégie de placement à long terme. Même si les attentes ont diminué, la plupart des grandes puissances économiques restent sur une trajectoire de croissance. Le Canada fait toujours les frais d’une décote du pétrole par rapport aux cours mondiaux, ce qui a pesé sur l’ensemble de son marché. En revanche, de nombreux titres du secteur des services financiers (principal secteur du marché canadien) ont affiché des évaluations attrayantes. Les marchés américains ont bénéficié de la vigueur des dépenses des consommateurs, dopées par la saine progression de l’emploi. Bien qu’à un rythme plus lent qu’en 2018, la croissance des bénéfices des entreprises américaines se poursuivra.

La volatilité demeurera au cœur des préoccupations des investisseurs, vu les risques géopolitiques, le bras de fer commercial entre les États-Unis et la Chine, les négociations en cours sur le Brexit et les craintes entourant le resserrement monétaire. Si ces risques suscitent l’angoisse des investisseurs, ils ne changent nullement notre approche fondamentale ni notre sélection des sociétés. Nous continuons de croire que la gestion active des placements réduit la volatilité, nos gestionnaires choisissant des sociétés de qualité pour offrir une protection contre le recul des marchés.

Nous nous attendons à voir les placements axés sur la valeur devenir le point de mire en 2019. Nous continuerons de travailler avec notre équipe Répartition de l’actif de Toronto et de Boston pour établir nos perspectives pour la répartition de l’actif annuelles. Bien que la volatilité ait été forte et que nous soyons conscients des risques, nous continuons d’appliquer nos méthodes et notre approche de gestion des actifs pour maintenir des rendements stables.

Lors de vos entretiens avec votre conseiller en placement pendant l’année à venir, veuillez prendre soin de discuter de vos objectifs de placement afin que nous puissions veiller à ce que la répartition de votre actif s’harmonise avec votre tolérance au risque. Garder un vision à long terme sera important, mais assurez-vous aussi d’être à l’aise avec les fluctuations à court terme, qui, selon toute vraisemblance, perdureront au courant de la nouvelle année. Au nom de Gestion privée Manuvie, nous vous offrons, à vous et à vos proches, nos meilleurs vœux pour 2019.

Le présent commentaire est fourni à titre informatif seulement et ne vise aucunement à recommander un titre ou un secteur. Les opinions exprimées sont celles de Gestion privée Manuvie à la date de rédaction du document et elles sont sujettes à changement. Les renseignements fournis dans le présent document, y compris les énoncés concernant les tendances des marchés des capitaux, sont fondés sur la conjoncture, qui évolue au fil du temps. Ces renseignements peuvent changer à la suite d’événements ultérieurs touchant les marchés ou pour d’autres motifs. Le présent document ne constitue ni une offre ni une invitation à quiconque de la part de Gestion privée Manuvie, au sujet de l’achat ou de la vente d’un titre. Les rendements passés ne constituent pas une indication des résultats futurs. Bien que les renseignements et analyses présentés dans le présent document aient été compilés ou formulés à l’aide de sources jugées fiables, Gestion d’actifs Manuvie ne donne aucune garantie quant à leur précision, à leur exactitude, à leur utilité ou à leur exhaustivité, et n’accepte aucune responsabilité pour toute perte découlant de l’utilisation du présent document ou des renseignements et analyses qu’il contient. Ni Gestion privée Manuvie, ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants et employés n’assument la responsabilité des pertes ou dommages directs ou indirects éventuels, ni de quelque autre conséquence que pourrait subir quiconque agit sur la foi des renseignements du présent document. Veuillez noter que ce document ne peut être partiellement ni totalement reproduit.

Glen Brown

Glen Brown, 

VP, Directeur général et chef, Gestion privée Manuvie

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