Grand thèmes macroéconomiques et perspectives du marché pour avril 2020

L’épidémie de COVID-19 a fait dévier les marchés financiers de leur trajectoire prévue à court terme et a remodelé le paysage économique. Les événements récents ont-ils changé la façon dont les marchés évaluent les attentes en matière de risque et de rendement à l’égard des différentes catégories d’actif?

COVID-19 : une perturbation douloureuse, mais qui engendre aussi des occasions à long terme

Les premiers mois de l’année ont été dominés par la COVID-19 - un terme dont peu de gens avaient entendu parler à l’approche de 2020. La planète était mal préparée aux répercussions et à l’ampleur de cette pandémie, qui l’a placée en état d’urgence et dont l’incidence sur la croissance mondiale reste encore à déterminer. Les prévisions des entreprises – déjà assez difficiles à établir en temps normal – se sont faites encore plus complexes dans ce climat, car les efforts d’endiguement de la maladie ont rendu essentiellement futile toute comparaison habituelle d’un mois ou d’une année à l’autre, si ce n’est pour démontrer qu’une contraction économique de grande ampleur s’est déjà amorcée.

Cela dit, étant présents sur les marchés depuis longtemps, nous avons traversé de nombreuses périodes stressantes, dont la crise financière mondiale de 2007-2008 et la crise de la dette souveraine européenne, et nous savons que la situation finira par passer. D’ailleurs, au moment où nous rédigeons ce rapport, d’aucuns suggèrent que l’épidémie pourrait avoir atteint son point culminant dans plusieurs pays, et la course mondiale pour mettre au point des traitements et des vaccins efficaces est déjà bien engagée. Les mesures de relance monétaire et budgétaire prises aux quatre coins du monde devraient atténuer les dommages économiques et paver la voie à la reprise.

Comme nous l’avons mentionné auparavant, l’histoire montre qu’une correction marquée du marché cède habituellement la place à un rebond d’une ampleur semblable, sinon plus grande, au cours des années suivantes, et que les rendements volatils des placements tendent à se niveler au fil du temps. Bien que le flot apparemment interminable de l’actualité puisse nous inciter à tout analyser à travers le prisme du moment présent, nous jugeons important que les investisseurs ayant un horizon de placement plus lointain conservent un point de vue stratégique : aussi morose que puisse sembler la situation à court terme, cela ne signifie pas que le tableau restera éternellement assombri par de lourds nuages.

C’est avec cette perspective que nous formulons nos prévisions de rendement pour les différentes catégories d’actif sur une période de cinq ans. Nos prévisions reposent sur de nombreuses sources, dont l’opinion de nos stratèges en macroéconomie qui font partie de l’équipe Répartition de l’actif. Bien que nos prévisions à long terme s’appuient fortement sur l’estimation des valorisations établies à partir des modèles, nous pensons qu’une perspective macroéconomique est importante pour faire face à l’évolution de la conjoncture des marchés et repérer les occasions de placement à court terme.

Graphique du rendement prévu des catégories d’actif sur cinq ans ($ US), au 24 mars 2020 Rendements prévus sur cinq ans de diverses catégories d’actif par l’équipe Répartition de l’actif : 5,5 % pour les actions américaines à grande capitalisation; 8,7 % pour les actions américaines à moyenne capitalisation; 8,2 % pour les actions américaines à petite capitalisation; 9,4 % pour les actions canadiennes à grande capitalisation; 8 % pour les actions à grande capitalisation de l’Europe, de l’Afrique et de l’Extrême-Orient (aussi connues sous le nom d’actions EAEO); 8,8 % pour les actions EAEO à petite capitalisation; 6,5 % pour les actions mondiales; 7,9 % pour les actions européennes; 7,4 % pour les actions japonaises; 9,2 % pour les actions de tous les pays de l’Asie (hors Japon); 9,5 % pour les actions des marchés émergents; 5 % pour les fiducies de placement immobilier américaines; 6 % pour les infrastructures mondiales; 8,5 % pour les ressources naturelles mondiales; 1,7 % pour les obligations américaines de catégorie investissement; 7,6 % pour les obligations américaines à rendement élevé; 6,4 % pour les prêts bancaires américains; 2 % pour les titres du Trésor américain protégés contre l’inflation; 5,8 % pour les titres de créance des marchés émergents; et 0,1 % pour les obligations mondiales.

Principaux points de vue macroéconomiques

Thèmes macroéconomiques à court terme

  • Nous nous attendons à ce que le choc causé par la pandémie de COVID-19 déclenche la contraction économique mondiale la plus forte depuis les années 1950, mais nous pensons aussi que cette contraction se produira sur une période comprimée et qu’elle sera plus marquée au départ. Contrairement à la plupart des récessions mondiales antérieures, la récession à venir sera menée par les services plutôt que par le secteur manufacturier, ce qui causera probablement de plus lourdes pertes d’emplois.
  • Nous avons beau croire qu’il s’agira sans doute de la contraction la plus importante de l’histoire économique moderne, nous pensons aussi que les États-Unis – et l’économie mondiale – rebondiront au deuxième semestre de l’année. Selon nous, les marchés mondiaux se concentreront davantage sur la chronologie et la vitesse de la reprise économique que sur la débâcle observée au deuxième trimestre, que beaucoup percevront comme transitoire. Nous avons beau nourrir quelques inquiétudes en songeant que le rebond est plus susceptible d’être retardé que de survenir avant l’heure prévue, la perspective d’un véritable redémarrage d’ici la fin de l’année nous semble raisonnable.
  • Les mesures musclées prises par les banques centrales ont réduit la probabilité d’une crise du crédit, même si les risques demeurent et doivent être surveillés de près. Nous ne pensons pas que la Réserve fédérale américaine (la Fed) poussera les taux d’intérêt en territoire négatif, mais les taux d’intérêt à court terme resteront bas pendant plusieurs années.
  • Les mesures budgétaires annoncées sont considérables et nous croyons qu’elles permettront avant tout de soutenir la reprise, plutôt que d’empêcher une contraction économique au deuxième trimestre. Ce soutien budgétaire mondial servira de catalyseur à la montée de l’inflation à moyen terme et devrait accentuer la courbe des taux.
  • Le récent effondrement des prix du pétrole entraîne d’autres perturbations de l’économie et du système financier à l’échelle mondiale. Nous pensons qu’il exercera sur la croissance et les marchés mondiaux un frein plus lourd que ce qui est anticipé de l’avis général actuel.
  • En l’absence d’une deuxième flambée de coronavirus, les données économiques devraient s’améliorer à court terme en Asie (même si la région doit gérer plusieurs répercussions à long terme des changements provoqués par l’épidémie). Parallèlement à cela, nous pensons que plusieurs marchés développés dont les ménages sont fortement endettés (comme l’Australie et le Canada) risquent de traverser un processus de désendettement de grande ampleur qui pourrait porter préjudice au secteur de l’immobilier résidentiel.
Graphique illustrant les perspectives de l’équipe Répartition de l’actif pour diverses catégories d’actif sur les 6 à 12 prochains mois, au 24 mars 2020 Une surpondération modérée des actions américaines et des marchés émergents, une pondération neutre des actions chinoises et des actions canadiennes, et une sous-pondération modérée des actions japonaises et européennes. En ce qui concerne les actifs à revenu fixe, l’équipe sous-pondère modérément les obligations d’État des États-Unis, de l’Europe, du Japon et du Canada. L’équipe surpondère modérément les titres de créance des marchés émergents. L’équipe surpondère aussi modérément les titres de créance mondiaux.

Points de vue stratégiques à plus long terme

  • Les marchés ayant largement dépassé leurs sommets du premier trimestre, nos attentes en matière de rendement, notamment sur les marchés boursiers, ont augmenté depuis notre dernière publication. Les cours boursiers ont beau avoir chuté, les valorisations sont loin d’être faibles – à nos yeux, elles sont bien souvent nettement plus proches de leur juste valeur. De plus, comme nous prévoyons une certaine réexpansion, les investisseurs devront probablement accepter des niveaux de volatilité plus élevés sur les marchés boursiers pour obtenir de meilleurs rendements.
  • Parmi les titres à revenu fixe, nos attentes à l’égard des obligations d’État restent inférieures à 10 % partout dans le monde. Selon nous, les obligations à différentiel de taux – qu’elles soient de la catégorie investissement ou non – offrent une solution de rechange très intéressante assortie d’un degré de risque plus modeste que celui des actions.
  • Nous nous attendons à ce que les banques centrales mondiales maintiennent pendant plusieurs années les mesures d’assouplissement extraordinaires qu’elles ont annoncées au premier trimestre de 2020 – dont un retour à la valeur plancher de leurs taux directeurs. En effet, nous ne pensons pas que les banques centrales mondiales puissent relever les taux d’intérêt au cours des cinq prochaines années, car il est peu probable que les conditions nécessaires à cet effet seront réunies.
  • Cela fait longtemps que nous considérons la quête de rendement comme un thème de placement fondamental qui dominera les marchés financiers. La tendance sera désormais sans doute encore plus marquée dans le contexte de la faiblesse extrême des taux d’intérêt. Nous continuons de privilégier les catégories d’actif qui génèrent des rendements supérieurs, comme les titres de créance des marchés émergents.
  • Nous pensons que le choc économique provoqué par l’épidémie de COVID-19 exercera probablement un effet déflationniste à court terme, mais que la combinaison des mesures monétaires et budgétaires musclées fera sans doute grimper les anticipations inflationnistes à moyen terme. Il faut s’attendre à une accentuation des courbes de taux mondiales sur les cinq prochaines années. Notre point de vue a donc changé, puisque nous pensions, avant la pandémie, que la courbe resterait relativement plate sur l’horizon stratégique.
  • Selon nous, le dollar américain approche de son point culminant et faiblira au cours de cette période. Les efforts de la Fed pour résoudre les problèmes liés à la pénurie mondiale de dollars américains (et, par conséquent, à la liquidité du billet vert) devraient également affaiblir la monnaie. L’affaissement du billet vert devrait apporter un certain soutien modéré à plusieurs catégories d’actif clés non américaines, comme les actions et les obligations des marchés émergents et d’autres marchés développés.
  • La croissance en Chine, deuxième puissance économique mondiale, poursuivra probablement sa décélération structurelle, ce qui pèsera sur les échanges commerciaux à long terme et sur l’activité manufacturière de la planète. Selon nous, la combinaison de la hausse des droits de douane à l’échelle mondiale et de la fermeture des frontières – sur fond de COVID-19 – sapera les efforts de mondialisation et menacera les chaînes d’approvisionnement mondiales. Cela dit, du point de vue des valorisations et des rendements, nous considérons toujours les marchés émergents d’un œil favorable sur la période visée par nos prévisions.
Graphique illustrant les perspectives de l’équipe Répartition de l’actif pour diverses catégories d’actif sur les cinq prochaines années, au 24 mars 2020. L’équipe accorde une pondération neutre aux actions américaines, européennes, japonaises et chinoises, et elle surpondère modérément les actions des marchés émergents et les actions canadiennes. En ce qui concerne les obligations d’État, l’équipe sous-pondère modérément les actifs à revenu fixe des États-Unis, de l’Europe, du Japon et du Canada. L’équipe surpondère aussi modérément les titres de créance des marchés émergents et les titres de créance mondiaux.
Titres à revenu fixe Tableau illustrant les perspectives à court et à long terme de l’équipe Répartition de l’actif pour divers actifs à revenu fixe.  Ses perspectives à court terme pour les obligations d’État américaines : « D’une part, nous pensons que les difficultés des États-Unis et de l’économie mondiale dureront plus longtemps que ne le suggèrent les prévisions consensuelles actuelles, ce qui devrait maintenir les taux d’intérêt bas. Cela dit, bien que la Fed et le gouvernement américain apportent un soutien et une liquidité considérables à l’économie, les problèmes de solvabilité menacent toujours et les défauts de paiement pourraient se succéder si l’économie reste encore paralysée pendant de nombreux mois. Ses perspectives à long terme pour les obligations d’État américaines : Bien que nous nous attendions à ce que la Fed maintienne les taux des émissions du Trésor américain à court terme vers le bas, compte tenu de l’adoption de mesures budgétaires de grande envergure et de la hausse potentielle correspondante des anticipations inflationnistes, les obligations du Trésor américain à plus long terme diminueront l’attrait de cette catégorie d’actif.  Ses perspectives à court terme pour les titres de créance des marchés émergents : « Nous nous attendons à ce que la plupart, voire la totalité, des banques centrales des grands marchés émergents continuent d’appliquer d’importantes mesures d’assouplissement monétaire. Selon nous, l’Asie devrait notamment très bientôt tirer profit de la reprise des activités en Chine. La stabilité du dollar américain et une reprise modeste ou modérée du goût du risque doperont brièvement cette catégorie d’actif à court terme. Nous craignons toutefois que la croissance mondiale – malgré sa stabilisation – demeure très déprimée, et que l’appréciation récente du dollar américain pèse sur la catégorie d’actif pendant un certain temps, même si nous nous attendons à une certaine détente. En dépit de l’optimisme que nous inspire la catégorie d’actif, ces facteurs limitent les attentes de rendement et les perspectives. »  Ses perspectives à long terme pour les titres de créance des marchés émergents : « La qualité des titres de créance des marchés émergents s’est améliorée d’un point de vue structurel et nous jugeons qu’elle est supérieure à celle des titres à rendement élevé et des prêts américains; nous préférons également le portage qu’offre cette catégorie d’actif. Dans ce groupe, nous pensons que les obligations d’État en monnaie locale procureront un rendement légèrement supérieur à celui des titres de créance des marchés émergents libellés en dollars américains. De manière générale, nous pensons que les titres de créance des marchés émergents sortent du lot du point de vue du rendement total et qu’ils tireront profit du recul progressif du dollar américain au cours de cette période. »  Ses perspectives à court terme pour les obligations d’État européennes : « Nous nous attendons à ce que les taux des obligations d’État européennes à court terme restent inchangés ou diminuent à court terme. Les conditions économiques étant plus précaires en Europe qu’aux États-Unis, les sociétés défaillantes seront sans doute plus nombreuses en Europe. »  Ses perspectives à long terme pour les obligations d’État européennes : « À nos yeux, la japonification de l’Europe (pressions déflationnistes soutenues et profil démographique fragile) est problématique et nous pensons que les banques centrales de la région maintiendront les taux d’intérêt à de bas niveaux plus longtemps que la plupart des marchés développés. »  Ses perspectives à court terme pour les obligations d’État canadiennes : « Nous nous attendons à ce que les rendements dans cette catégorie d’actif demeurent inférieurs à ceux des titres américains correspondants en raison des écarts de taux moins importants entre les deux groupes. Nous pensons en outre que l’épidémie de COVID-19 aura des répercussions économiques plus profondes et plus marquées au Canada qu’aux États-Unis, étant donné le niveau d’endettement relativement élevé et le taux d’épargne plus faible des ménages canadiens. » Ses perspectives à long terme pour les obligations d’État canadiennes : « Selon nous, les titres à revenu fixe canadiens pourraient tirer profit de l’appréciation du dollar canadien (sous la forme de rendements accrus liés au taux de change), mais cela sera probablement contrebalancé par des rendements négatifs des cours. Nous nous attendons à ce que les obligations américaines de catégorie investissement surclassent légèrement les titres à revenu fixe canadiens, notamment en raison de la correction plus importante des valorisations qui a déjà eu lieu dans ce segment. » Ses perspectives à court terme pour les obligations d’État japonaises : « À court terme, nous prévoyons peu de variation au chapitre des taux, sachant que le mécanisme de contrôle de la courbe des taux de la Banque du Japon limite leurs hausses. Le raffermissement du yen – partiellement attribuable à sa réputation de valeur refuge sur fond d’incertitude – représente une source modeste d’appréciation potentielle pour cette catégorie d’actif. »  Ses perspectives à long terme pour les obligations d’État japonaises : « Nous pensons que les taux d’intérêt japonais se maintiendront aux environs de 0 % au cours des prochaines années et qu’il pourrait y avoir une certaine volatilité. Les pressions inflationnistes resteront probablement négligeables durant la période de cinq ans visée par nos prévisions, et nous nous attendons à ce que cette catégorie d’actif génère de faibles rendements totaux. » Ses perspectives à court terme pour les titres de créance mondiaux : « Les obligations de sociétés de la catégorie investissement se négocient à des cours nettement plus attrayants que les obligations d’État, surtout dans le contexte des programmes d’achat des banques centrales. Nous pensons que les obligations à rendement élevé pourraient présenter plus d’attrait que certaines actions, car leurs cours actuels traduisent plus de négativité. »  Ses perspectives à long terme pour les titres de créance mondiaux : « Nous sommes plus optimistes à l’égard des perspectives des obligations à rendement élevé et des prêts à effet de levier que de celles des obligations américaines de catégorie investissement. Selon nous, les titres à rendement élevé devraient tirer profit de la faiblesse générale des taux d’intérêt, et la récente correction des cours induite par la COVID-19 rend ce segment plus intéressant qu’il ne l’était il y a encore six mois. Nous restons prudents à l’égard de certains secteurs du marché des titres à rendement élevé – comme l’énergie –, mais nous pensons que ce segment peut bien progresser au cours des cinq prochaines années. »
Texte LAPHO :  Le rendement prévu sur cinq ans des obligations américaines de catégorie investissement est réparti comme suit : rendement en revenu, 2,2 %; rendement du cours, -0,5 %; rendement total prévu, 1,7 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 1,1 %. Rendement total prévu en euros, 0,8 %. Rendement total prévu en livres sterling, 0,1 %. Le rendement prévu sur cinq ans des obligations canadiennes de catégorie investissement est réparti comme suit : rendement en revenu, 2 %; rendement du cours, -0,8 %; rendement lié au taux de change, 0,7 %; rendement total prévu, 1,9 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 1,3 %. Rendement total prévu en euros, 1 %. Rendement total prévu en livres sterling, 0,3 %. Le rendement prévu sur cinq ans des obligations américaines à rendement élevé est réparti comme suit : rendement en revenu, 7,5 %; rendement du cours, 0,1 %; rendement total prévu, 7,6 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 6,8 %. Rendement total prévu en euros, 6,6 %. Rendement total prévu en livres sterling, 5,9 %.  Le rendement prévu sur cinq ans des prêts bancaires américains est réparti comme suit : rendement en revenu, 7,5 %; rendement du cours, 0,2 %; rendement total prévu, 6,4 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 5,7 %. Rendement total prévu en euros, 5,4 %. Rendement total prévu en livres sterling, 4,7 %. Le rendement prévu sur cinq ans des titres du Trésor américain protégés contre l’inflation est réparti comme suit : rendement en revenu, 0,5 %; rendement du cours, 1,4 %; rendement total prévu, 2 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 1,3 %. Rendement total prévu en euros, 1 %. Rendement total prévu en livres sterling, 0,3 %. Le rendement prévu sur cinq ans des titres de créance des marchés émergents est réparti comme suit : rendement en revenu, 6,1 %; rendement du cours, -0,4 %; rendement lié au taux de change, 0,2 %; rendement total prévu, 5,8 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 5,1 %. Rendement total prévu en euros, 4,8 %. Rendement total prévu en livres sterling, 4,1 %. Le rendement prévu sur cinq ans des obligations asiatiques de catégorie investissement est réparti comme suit : rendement en revenu, 2,5 %; rendement du cours, -0,6 %; rendement lié au taux de change, -0,6 %; rendement total prévu, 1,3 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 0,6 %. Rendement total prévu en euros, 0,4 %. Rendement total prévu en livres sterling, 0,3 %. Le rendement prévu sur cinq ans de l’indice Multiverse est réparti comme suit : rendement en revenu, 1,5 %; rendement du cours, -0,4 %; rendement lié au taux de change, 1 %; rendement total prévu, 2,1 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 1,4 %. Rendement total prévu en euros, 1,2 %. Rendement total prévu en livres sterling, 0,5 %.
Tableau illustrant les perspectives à court et à long terme de l’équipe Répartition de l’actif pour divers actifs boursiers.  Ses perspectives à court terme pour les actions américaines : « L’incertitude planant sur la durée et la gravité des perturbations liées à l’épidémie de COVID-19 a restreint la visibilité dans cette catégorie d’actif. Cependant, considérant le soutien massif apporté par les mesures budgétaires et monétaires, nous maintenons que la correction observée en mars créera en définitive un point d’entrée intéressant pour les investisseurs à long terme. Évidemment, le moment opportun dépend de l’efficacité des efforts pour maîtriser la COVID-19. Une remontée des prix du pétrole pourrait aussi apporter un soutien supplémentaire à la catégorie d’actif. »  Ses perspectives à long terme pour les actions américaines : « Sur le plan structurel, les États-Unis ont le profil économique à long terme le plus sain des pays développés. Dans les rapports précédents, nous avons fait observer qu’une certaine prudence s’imposait à l’égard des actions américaines sur l’horizon stratégique compte tenu de la combinaison des valorisations élevées, de marges non viables et de la vigueur du dollar américain. Cependant, la correction de mars a rajusté les valorisations et ramené cette catégorie d’actif à un niveau que nous jugeons intéressant. De plus, nous restons notamment optimistes à l’égard des soins de santé, de la technologie et des services financiers. Soulignons toutefois que la dépréciation du dollar américain que nous prévoyons à long terme pourrait quelque peu gêner cette catégorie d’actif. »  Ses perspectives à court terme pour les actions des marchés émergents : « À court terme, la réévaluation à la hausse des actions des marchés émergents devrait compter parmi les thèmes qui se dégageront à mesure que l’activité économique reprendra. À ce stade, les marchés émergents d’Asie auront sans doute le plus d’avance à cet égard et nous pensons qu’un redémarrage des activités de la chaîne d’approvisionnement mondiale en 2020 pourrait donner un coup de fouet à court terme à cette catégorie d’actif. »  Ses perspectives à long terme pour les actions des marchés émergents : « À nos yeux, cette catégorie d’actif se négocie à des niveaux actuellement attrayants et nous la jugeons capable de poursuivre sa progression à long terme compte tenu des attentes d’affaiblissement structurel du dollar américain. Selon nous, cette catégorie d’actif présente le profil de croissance le plus intéressant de son groupe, de sorte qu’elle pourrait générer un rendement attrayant en cas de reprise ou de rebond cyclique à l’échelle mondiale. »  Ses perspectives à court terme pour les actions européennes : « Indépendamment des mesures monétaires et budgétaires annoncées récemment, qui devraient fournir une certaine stabilité à la base, les perturbations du commerce mondial et de la chaîne d’approvisionnement ont de lourdes répercussions en Europe, dont l’économie risque davantage de souffrir de l’épidémie de COVID-19 que les États-Unis, qui sont plus axés sur le marché intérieur. »  Ses perspectives à long terme pour les actions européennes : « Notre analyse indique que sur le plan des valorisations et des dividendes, cette catégorie d’actif demeure relativement attrayante à plus long terme. Cependant, les arguments en faveur des placements en actions européennes sont partiellement contrebalancés par les perspectives de croissance moroses du continent. Une légère appréciation de l’euro pourrait avoir un effet stimulant à moyen terme, tout comme une reprise cyclique. »   Ses perspectives à court terme pour les actions canadiennes : « Parallèlement à l’incertitude causée par l’épidémie de COVID-19, les perspectives économiques du Canada sont liées aux prix du pétrole. Si les pertes d’emplois se prolongent, le lourd endettement des consommateurs et les prix élevés sur le marché immobilier résidentiel pourraient exacerber les répercussions économiques provoquées par des facteurs à court terme. »  Ses perspectives à long terme pour les actions canadiennes : « À nos yeux, la catégorie d’actif continue d’afficher un excellent profil en matière de dividendes. Les valorisations attrayantes, notamment dans les secteurs de l’énergie et des services financiers, représentent à peu près la moitié de l’indice des actions canadiennes. »  Ses perspectives à court terme pour les actions japonaises : « Le ralentissement des activités commerciales mondiales, l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée et le report des Jeux olympiques portent préjudice à l’économie japonaise à court terme. En revanche, la Banque du Japon et le gouvernement japonais ont adopté un plan de relance budgétaire et monétaire massif, dans le cadre duquel la banque centrale achètera notamment des fonds d’actions négociés en bourse. Ces mesures devraient, selon nous, apporter un certain soutien au marché. »  Ses perspectives à long terme pour les actions japonaises : « Nous pensons que les facteurs structurels favorables aux actions japonaises, dont leurs faibles valorisations, l’amélioration continue de la gouvernance des entreprises et les programmes de rachat d’actions des entreprises, devraient pallier le profil de croissance modeste du marché. Nous restons légèrement optimistes à l’égard de la catégorie d’actif à long terme. »  Ses perspectives à court terme pour les actions chinoises : « Nous avons modifié nos points de vue à l’égard de cette catégorie d’actif des marchés émergents après que les actions chinoises ont surclassé les autres actions du groupe au premier trimestre, quand l’épidémie de COVID-19 s’est propagée. En tant que premier importateur net de pétrole au monde, la Chine devrait aussi tirer profit de la récente baisse des prix de l’énergie. Les marchés semblent anticiper d’importantes mesures de la part de la Chine, qui tente de relancer son économie. Reste à savoir, à ce stade, ce qui n’a pas encore été pris en compte. Selon nous, les actions chinoises se négociaient à leur pleine valeur avant l’épidémie, ce qui laissait peu de marge de protection face aux risques extrêmes si les mesures stratégiques ne répondaient pas aux attentes du marché. »  Ses perspectives à long terme pour les actions chinoises : « Nous soutenons que la croissance de la Chine doit ralentir progressivement pour faciliter le rééquilibrage de son modèle axé sur la croissance industrielle vers un modèle misant sur la croissance de la consommation. L’épidémie de COVID-19 accélérera, certes, le ralentissement prévu, mais nous nous attendons à ce que la réaction des autorités soit suffisamment musclée pour maintenir la croissance chinoise sur la voie d’une décélération relativement graduelle au cours des cinq prochaines années. Selon nous, les valorisations sont désormais légèrement élevées compte tenu du changement d’orientation des indices mondiaux, en particulier, qui se détournent des grandes sociétés d’État pour mettre l’accent sur les actions des secteurs de la consommation et des technologies. Par conséquent, nous ne nous attendons plus à ce que la Chine voit ses valorisations augmenter par rapport au reste du monde, y compris les marchés émergents. Nous prévoyons par ailleurs une dépréciation du renminbi au cours de la période visée par nos prévisions. »
Texte LAPHO pour le tableau : Tableau illustrant les rendements prévus sur cinq ans des actions des marchés développés ($ US), au 24 mars 2020 Le rendement prévu sur cinq ans des actions américaines à grande capitalisation est réparti comme suit : rendement en revenu, 1,8 %; PIB nominal/croissance, 5,2 %; valorisation, -1,4 %; rendement total prévu, 5,5 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 4,8 %. Rendement total prévu en euros, 4,6 %. Rendement total prévu en livres sterling, 3,8 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions américaines à moyenne capitalisation est réparti comme suit : rendement en revenu, 1,7 %; PIB nominal/croissance, 5,5 %; valorisation, 1,4 %; rendement total prévu, 8,7 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 7,9 %. Rendement total prévu en euros, 7,7 %. Rendement total prévu en livres sterling, 6,9 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions américaines à petite capitalisation est réparti comme suit : rendement en revenu, 1,7 %; PIB nominal/croissance, 5,1 %; valorisation, 1,4 %; rendement total prévu, 8,2 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 7,5 %. Rendement total prévu en euros, 7,2 %. Rendement total prévu en livres sterling, 6,5 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions canadiennes à grande capitalisation est réparti comme suit : rendement en revenu, 3,1 %; PIB nominal/croissance, 3,7 %; valorisation, 1,8 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 0,7 %. Rendement total prévu en dollars américains, 9,4 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 8,7 %. Rendement total prévu en euros, 8,4 %. Rendement total prévu en livres sterling, 7,6 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions canadiennes à petite capitalisation est réparti comme suit : rendement en revenu, 2,7 %; PIB nominal/croissance, 4,1 %; valorisation, 2,7 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 0,7 %. Rendement total prévu en dollars américains, 10,3 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 9,6 %. Rendement total prévu en euros, 9,3 %. Rendement total prévu en livres sterling, 8,6 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions à grande capitalisation de l’Europe, de l’Afrique et de l’Extrême-Orient est réparti comme suit : rendement en revenu, 3,3 %; PIB nominal/croissance, 2,6 %; valorisation, 1,2 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 0,8 %. Rendement total prévu en dollars américains, 8 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 7,2 %. Rendement total prévu en euros, 7 %. Rendement total prévu en livres sterling, 6,2 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions à petite capitalisation de l’Europe, de l’Afrique et de l’Extrême-Orient est réparti comme suit : rendement en revenu, 2,6 %; PIB nominal/croissance, 3,2 %; valorisation, 2 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 0,8 %. Rendement total prévu en dollars américains, 8,8 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 8,2 %. Rendement total prévu en euros, 7,8 %. Rendement total prévu en livres sterling, 7 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions mondiales est réparti comme suit : rendement en revenu, 2,4 %; PIB nominal/croissance, 4,3 %; valorisation, -0,5 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 0,3 %. Rendement total prévu en dollars américains, 6,5 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 5,8 %. Rendement total prévu en euros, 5,5 %. Rendement total prévu en livres sterling, 4,8 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions européennes est réparti comme suit : rendement en revenu, 3,6 %; PIB nominal/croissance, 2,8 %; valorisation, 0,4 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 1 %. Rendement total prévu en dollars américains, 7,9 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 7,2 %. Rendement total prévu en euros, 6,9 %. Rendement total prévu en livres sterling, 6,2 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions japonaises est réparti comme suit : rendement en revenu, 2,3 %; PIB nominal/croissance, 1,3 %; valorisation, 3,1 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 0,5 %. Rendement total prévu en dollars américains, 7,4 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 6,7 %. Rendement total prévu en euros, 6,4 %. Rendement total prévu en livres sterling, 5,7 %.
Texte LAPHO pour le tableau : Tableau illustrant les rendements prévus sur cinq ans des actions asiatiques et des marchés émergents ($ US), au 24 mars 2020 Tableau illustrant les rendements prévus sur cinq ans des actions asiatiques et des marchés émergents ($ US), au 24 mars 2020 Le rendement prévu sur cinq ans des actions des marchés émergents est réparti comme suit : rendement en revenu, 2,6 %; PIB nominal/croissance, 5,4 %; valorisation, 1,4 %; rendement total prévu, 8,2 %. Rendement total prévu en dollars américains, 9,5 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 8,8 %. Rendement total prévu en euros, 8,5 %. Rendement total prévu en livres sterling, 7,8 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions de l’Amérique latine est réparti comme suit : rendement en revenu, 3,1 %; PIB nominal/croissance, 5,6 %; valorisation, 1,4 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 1 %. Rendement total prévu en dollars américains, 11,3 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 10,6 %. Rendement total prévu en euros, 10,3 %. Rendement total prévu en livres sterling, 9,6 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions brésiliennes est réparti comme suit : rendement en revenu, 3,2 %; PIB nominal/croissance, 6 %; valorisation, -0,2 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 1,2 %. Rendement total prévu en dollars américains, 10,3 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 9,5 %. Rendement total prévu en euros, 9,3 %. Rendement total prévu en livres sterling, 8,5 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions de tous les pays d’Asie (hors Japon) est réparti comme suit : rendement en revenu, 2,7 %; PIB nominal/croissance, 5,1 %; valorisation, 1,3 %. Rendement total prévu en dollars américains, 9,3 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 8,5 %. Rendement total prévu en euros, 8,3 %. Rendement total prévu en livres sterling, 7,5 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions indiennes est réparti comme suit : rendement en revenu, 1,3 %; PIB nominal/croissance, 8,1 %; valorisation, 0,8 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), -0,5 %. Rendement total prévu en dollars américains, 9,6 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 8,9 %. Rendement total prévu en euros, 8,6 %. Rendement total prévu en livres sterling, 7,9 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions chinoises est réparti comme suit : rendement en revenu, 2,0 %; PIB nominal/croissance, 5,3 %; valorisation, 0,9 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), -1 %. Rendement total prévu en dollars américains, 7,3 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 6,6 %. Rendement total prévu en euros, 6,3 %. Rendement total prévu en livres sterling, 5,6 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions de Hong Kong est réparti comme suit : rendement en revenu, 3,2 %; PIB nominal/croissance, 3,3 %; valorisation, 2,3 %; rendement total prévu, 8,2 %. Rendement total prévu en dollars américains, 8,8 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 8,1 %. Rendement total prévu en euros, 7,9 %. Rendement total prévu en livres sterling, 7,1 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions taïwanaises est réparti comme suit : rendement en revenu, 3,6 %; PIB nominal/croissance, 2,7 %; valorisation, 0,3 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 0,8 %. Rendement total prévu en dollars américains, 7,4 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 6,7 %. Rendement total prévu en euros, 6,4 %. Rendement total prévu en livres sterling, 5,7 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions sud-coréennes est réparti comme suit : rendement en revenu, 2,3 %; PIB nominal/croissance, 4,8 %; valorisation, 1,9 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 1,3 %. Rendement total prévu en dollars américains, 10,5 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 9,8 %. Rendement total prévu en euros, 9,5 %. Rendement total prévu en livres sterling, 8,8 %. Le rendement prévu sur cinq ans des actions de Singapour est réparti comme suit : rendement en revenu, 4,3 %; PIB nominal/croissance, 3,7 %; valorisation, 3,3 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 1,3 %. Rendement total prévu en dollars américains, 12,8 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 12,1 %. Rendement total prévu en euros, 11,8 %. Rendement total prévu en livres sterling, 11,0 %.
Actifs non traditionnels/réels Tableau illustrant les perspectives à court et à long terme de l’équipe Répartition de l’actif pour les actifs non traditionnels/réels.  Ses perspectives à court terme pour les fiducies de placement immobilier américaines : « Les FPI américaines ont considérablement été affectées par les distorsions récentes du marché. Selon nous, certaines inconnues rendent les perspectives du secteur assez incertaines, à commencer par la perception des loyers et la reprise subséquente à la paralysie causée en pratique par les mesures d’endiguement de la COVID-19. Les données fondamentales devraient rester médiocres à court terme, car les propriétaires s’appliquent à trouver des solutions avec leurs locataires – ce qui pourrait faire baisser les revenus. »  Ses perspectives à long terme pour les fiducies de placement immobilier américaines : « Les FPI affichent assurément des valorisations plus intéressantes et nous prévoyons un rebond au cours des cinq prochaines années. Nous avons beau nous attendre à ce que les rendements offerts par la catégorie d’actif soient supérieurs à ceux de bon nombre d’obligations de catégorie investissement, la reprise prévue variera probablement selon le type d’actif, les segments des bâtiments industriels et des résidences multifamiliales surpassant ceux des commerces de détail, de l’hébergement et des logements pour personnes âgées. Par conséquent, les rendements pourraient être contrastés et les dividendes pourraient fléchir. » Ses perspectives à court terme pour les ressources naturelles mondiales : « Sachant que le prix du pétrole est exceptionnellement bas et que nous ne prévoyons pas de redressement à court terme, nous évitons ce segment pour le moment. Le secteur de l’énergie est attrayant, mais nous attendons que les signes de diminution des stocks de pétrole se fassent plus clairs – comme une baisse de la production et du stockage – pour considérer la catégorie d’actif sous un jour plus favorable. Nous sommes optimistes à l’égard de l’or, en tant que valeur refuge en cette période de volatilité. »  Ses perspectives à long terme pour les ressources naturelles mondiales : « Nous prévoyons un rebond vigoureux des prix du pétrole sur cinq ans, ce qui devrait doper la catégorie d’actif. Cependant, les tensions entre la Russie et le Moyen-Orient n’ont pas disparu, ce qui pourrait freiner le mouvement. Les vastes mesures de relance budgétaire et monétaire pourraient stimuler l’activité économique, mais également l’inflation à long terme, ce qui serait très avantageux pour les ressources naturelles mondiales, surtout si l’offre n’augmente pas trop. » Ses perspectives à court terme pour les actifs tangibles (immobilier aux États-Unis et au Canada) : « Bien que nous n’ayons pas tendance à opérer des changements importants dans cette catégorie d’actif à court terme pour des raisons liées à la liquidité, nous tenons à mentionner que les actifs tangibles ont été assez résilients aux États-Unis et au Canada dans le contexte des turbulences boursières actuelles. Cela dit, la catégorie d’actif fait également face à des incertitudes : par exemple, dans le secteur de l’immobilier direct, la perception des loyers pourrait être retardée par la paralysie temporaire des activités. »  Ses perspectives à long terme pour les actifs tangibles (immobilier aux États-Unis et au Canada) : « L’immobilier commercial n’est pas à l’abri des chocs économiques importants, mais nous jugeons l’immobilier privé capable de procurer plusieurs avantages au sein d’un portefeuille diversifié, et pensons que ces avantages seront de plus en plus évidents en période de ralentissement économique, comme celle que nous traversons. Nous restons optimistes à l’égard de la catégorie d’actif, dont les caractéristiques en matière de génération de revenus, de stabilité des rendements et de faible corrélation avec les autres catégories d’actif restent intéressantes. Selon nous, les fondamentaux des actifs tangibles devraient se redresser après l’épidémie de COVID-19. »
Texte LAPHO pour le tableau (qui sera conçu comme une image) :  Tableau illustrant les rendements prévus sur cinq ans des actifs non traditionnels/réels ($ US), au 24 mars 2020 Le rendement prévu sur cinq ans des fiducies de placement immobilier américaines est réparti comme suit : rendement en revenu, 4 %; PIB nominal/croissance, 1,8 %; valorisation, -0,8 %; rendement total prévu en dollars américains, 5,1 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 4,4 %. Rendement total prévu en euros, 4,1 %. Rendement total prévu en livres sterling, 3,4 %. Le rendement prévu sur cinq ans des ressources naturelles mondiales est réparti comme suit : rendement en revenu, 4,6 %; PIB nominal/croissance, 3,7 %; valorisation, 0 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 0,2 %. Rendement total prévu en dollars américains, 8,5 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 7,7 %. Rendement total prévu en euros, 7,5 %. Rendement total prévu en livres sterling, 6,7 %. Le rendement prévu sur cinq ans des infrastructures mondiales cotées en bourse est réparti comme suit : rendement en revenu, 3,4 %; PIB nominal/croissance, 3,4 %; valorisation, -1 %; rendements liés au taux de change (par rapport au dollar américain), 0,3 %. Rendement total prévu en dollars américains, 6 %. Rendement total prévu en dollars canadiens, 5,3 %. Rendement total prévu en euros, 5 %. Rendement total prévu en livres sterling, 4,3 %. Le rendement prévu sur cinq ans des produits de base est réparti comme suit : rendement sur garantie, 0,5 %; PIB nominal/croissance, 1,1 %; inflation, 1,9 %; rendement sur report de positions à terme, 0,3 %, diversification, 1 %. Rendement total prévu en dollars américains, 4,8 %.
Texte LAPHO pour le tableau, qui sera conçu comme une image : Tableau illustrant les rendements prévus sur cinq ans des actifs tangibles ($ US), au 24 mars 2020 Le rendement prévu sur cinq ans des terres agricoles mondiales se situe entre 9 % et 11 %; l’écart-type historique devrait être de 4,5 % pour la période.  Le rendement prévu sur cinq ans des terres forestières mondiales se situe entre 9 % et 11 %; l’écart-type historique devrait être de 6,6 % pour la période. Le rendement prévu sur cinq ans de l’immobilier commercial américain se situe entre 6 % et 8 %; l’écart-type historique devrait être de 7,6 % pour la période.  Le rendement prévu sur cinq ans de l’immobilier commercial canadien se situe entre 6 % et 8 %; l’écart-type historique devrait être de 3,5 % pour la période.  Le rendement prévu sur cinq ans des infrastructures américaines se situe entre 9 et 14 %.

Glossaire des indices

Indice Cambridge Associates LLC Infrastructure
L’indice est un calcul de l’horizon fondé sur les données compilées de 93 fonds d’infrastructures, y compris les partenariats entièrement liquidés formés entre 1993 et 2015.

Indice MSCI/REALPAC Canada Quarterly Property Fund
Cet indice suit les fonds immobiliers à capital variable non cotés qui exercent leurs activités au Canada. Il mesure la performance des placements au niveau tant des actifs que du fonds.

Indice NCREIF Farmland
L’indice NCREIF Farmland est une mesure du rendement composé de séries chronologiques trimestrielles d’un vaste groupe de propriétés agricoles individuelles acquises sur les marchés privés aux fins de placement seulement.

Indice NCREIF Timberland
Cet indice est une mesure du rendement composé de séries chronologiques trimestrielles d’un vaste groupe de propriétés forestières américaines individuelles acquises sur les marchés privés aux fins de placement seulement.

Indice NFI–ODCE
L’indice NCREIF Fund Index–Open-End Diversified Core Equity (NFI–ODCE) est un indice de rendement pondéré en fonction de la capitalisation et dans le temps à l’échelle des fonds, qui couvre des placements immobiliers en tenant compte de la part de propriété, des soldes de trésorerie et du levier financier.

Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice.

Une crise généralisée dans le secteur de la santé, comme une pandémie mondiale, pourrait entraîner une forte volatilité des marchés, la suspension et la fermeture des opérations de change, et affecter le rendement du portefeuille. Le nouveau coronavirus (COVID-19) perturbe ainsi considérablement les activités commerciales à l’échelle mondiale. Les répercussions d’une crise sanitaire, ainsi que d’autres épidémies et pandémies susceptibles de survenir à l’avenir, pourraient avoir des conséquences sur l’économie mondiale qui ne sont pas nécessairement prévisibles à l’heure actuelle. Une crise sanitaire peut exacerber d’autres risques politiques, sociaux et économiques préexistants. Cela pourrait nuire au rendement du portefeuille, ce qui entraînerait des pertes sur votre placement.

Les placements comportent des risques, y compris le risque de perte du capital. Les marchés des capitaux sont volatils et peuvent considérablement fluctuer sous l’influence d’événements liés aux sociétés, aux secteurs, à la politique, à la réglementation, au marché ou à l’économie. Ces risques sont amplifiés dans le cas des placements effectués dans les marchés émergents. Le risque de change s’entend du risque que la fluctuation des taux de change ait un effet négatif sur la valeur des placements détenus dans un portefeuille.

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Frances Donald

Frances Donald, 

Directrice générale, économiste en chef, Monde et chef mondiale, Stratégie macroéconomique

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Nathan W. Thooft, CFA

Nathan W. Thooft, CFA, 

Gestionnaire de portefeuille principal et chef mondial, Répartition de l’actif

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