Revue du troisième trimestre

Le marché boursier canadien a connu une légère baisse au troisième trimestre en raison de la combinaison d’une accélération de l’inflation, des craintes que les banques centrales maintiennent les taux d’intérêt élevés pendant une longue période et des signes de ralentissement de la croissance mondiale. La hausse des taux obligataires a aussi pesé sur la confiance des investisseurs. Le repli du marché s’est produit dans la deuxième moitié de septembre, qui est traditionnellement une période de faiblesse saisonnière des actions. Malgré la récente chute du cours des actions, le marché canadien a fini en territoire positif en septembre par rapport au début de l’année. Les actions du secteur de l’énergie, qui ont progressé sous l’effet de la vigueur des prix du pétrole brut, ont été un facteur déterminant du rendement au troisième trimestre. Les actions liées au cannabis ont également obtenu de bons résultats en raison des changements favorables apportés à la réglementation aux États-Unis. Par contre, les titres des services financiers et des sociétés aurifères ont tiré de l’arrière.

Après avoir progressé en juillet, les actions américaines ont fléchi en août et en septembre, qui sont souvent des mois de faiblesse saisonnière pour le marché. Les actions ont d’abord bénéficié des chiffres sur l’emploi, des données sur l’inflation et des bénéfices des sociétés meilleurs que prévu. Toutefois, les investisseurs ont réagi négativement lorsque le taux des obligations du Trésor américain à 10 ans a par la suite grimpé plus haut de ces 16 dernières années. Les hausses de rendement sont dues à la résilience de l’économie, qui a réduit la probabilité d’une baisse des taux d’intérêt à court terme. Les rendements élevés ont offert aux investisseurs une solution de rechange intéressante aux actions, mais ont aussi entraîné une hausse des coûts d’emprunt. La plupart des secteurs qui composent l’indice Standard & Poor’s 500 élargi ont enregistré des baisses, particulièrement le secteur défensif des services publics et celui de l’immobilier, qui est sensible aux fluctuations des taux d’intérêt. À l’inverse, le secteur de l’énergie a gagné du terrain grâce à la hausse des prix du pétrole, tandis que le secteur des services de communications a profité d’une progression considérable de la société mère de Google, Alphabet Inc., qui représente un élément important de l’indice.

Les marchés boursiers mondiaux ont perdu du terrain au troisième trimestre. Après un mois de juillet vigoureux, les actions ont fléchi en raison des craintes que la hausse des prix du pétrole contribue à une accélération de l’inflation et incite les banques centrales mondiales à maintenir les taux d’intérêt « plus élevés pendant plus longtemps ». De plus, une série de données économiques plus faibles que prévu et une instabilité renouvelée du secteur immobilier chinois ont fait naître la perspective d’un ralentissement de la croissance mondiale. Les pertes ont été généralisées, peu de régions, de pays ou de secteurs ayant pu échapper au repli. Du côté positif, le Japon a réalisé un léger gain. Le Canada et les États-Unis, tout en perdant du terrain, ont surpassé leurs homologues mondiaux sur le plan relatif. En revanche, les principaux indices mondiaux ont été tirés vers le bas par le rendement inférieur de l’Europe et de l’Amérique latine.

Les marchés obligataires mondiaux ont reculé au troisième trimestre. Les rendements obligataires ont monté en flèche partout dans le monde, exerçant une pression à la baisse sur les cours des obligations. Les banques centrales – Réserve fédérale américaine, Banque centrale européenne, Banque d’Angleterre – ont toutes relevé les taux à court terme durant le trimestre. Sur le plan économique, la pénurie de main-d’œuvre a commencée à s’atténuer dans de nombreuses régions du monde. Toutefois, après presque douze mois de baisse, on signale aussi une vigueur des dépenses de consommation et une hausse du taux d’inflation par rapport à l’année précédente. Les taux des obligations à moyen et à long terme ont affiché leur plus forte hausse au troisième trimestre, et dans de nombreux pays, les taux des obligations d’État à 10 ans ont atteint leur plus haut niveau en plus d’une décennie. En ce qui concerne les distinctions régionales, les marchés obligataires nord-américains ont le plus reculé, alors que la région Asie-Pacifique affichait les meilleurs résultats malgré l’assouplissement des taux d’intérêt opéré par la Banque du Japon. Sur le plan sectoriel, les obligations d’État souveraines ont subi les baisses les plus marquées, alors que les obligations de sociétés à rendement élevé démontraient un rendement supérieur pendant le trimestre.

Indice boursier

3 mois

1 an

3 ands

5 ans

AAJ

Indice de rendement total S&P/TSX ($ CA)

-2,20 %

9,54 %

9,88 %

7,27 %

3,38 %

Indice composé de rendement total S&P 500 ($ CA)

-1,22 %

19,97 %

10,65 %

10,88 %

12,87 %

Indice MSCI EAEO ($ CA)

-2,01 %

24,60 %

6,76 %

4,65 %

7,40 %

Indice MSCI Marchés émergents libres ($ CA)

-0,73 %

10,65 %

-0,89 %

1,82 %

1,98 %

Indice obligataire universel de rendement total FTSE TMX Canada ($ CA)

-3,87 %

-1,36 %

-5,14 %

0,05 %

-1,46 %

Source : FTSE Russell pour les obligations et Valeurs mobilières TD pour les actions, au 30 septembre 2023. Les rendements passés ne sont pas indicatifs des rendements futurs. Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice.

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